Les dessins, les peintures, les gravures,

ne sont jamais que les matériaux de mes sculptures

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Exposition au Centre d'art contemporain

Maison des arts Georges-Pompidou,

Cajarc, 1997

En réduisant les choses aux dimensions d'une carte d'identité, on peut dire que Charles de Montaigu est sculpteur. Mais il faut d'emblée nuancer et élargir.

 

Un sculpteur, en principe, sculpte, lime et cisèle, taille dans la masse. Montaigu ne taille pas dans la masse.

Au contraire, il fait tout pour sortir de la masse. Ses sculptures sont des exemples de géométrie ajourée, avec vue sur l'ouvert.

 

La sculpture de Montaigu est un langage achevé dans sa construction mais infiniment ouvert dans ses intentions. C'est un langage à la logique erratique et érotique, une grammaire méticuleusement construite qui, dans son système, a su intégrer l'instabilité, une géométrie qui joue avec des asymétries variables.

 

Kenneth White

 

 

Installation au Musée des beaux-arts,

La Chaux-de-Fonds, 1995

Exposition Bex et Arts, 2005

Les deux sources de la sculpture de Charles de Montaigu résident dans l'exemple historique et dans l'expérience directe.

Cette combinaison fait de  Charles de Montaigu, au sens propre, un artiste abstrait.

La figure humaine, que le XXe siècle quête et rejette tout à la fois, n'est pas ce qui l'attache chez le créateur du Nouveau-né, mais bien plutôt sa capacité à décanter la forme descriptive pour la traduire dans la formulation ontologique, autant que son amour du matériau véritablement prise en main par le métier artisanal.

 

Rainer Michael Mason

 

Républicain, 2007

iroko, H. 27.5 cm.