Casemasce, Ombrie, mai 2011

D'un voyage en Ombrie, une promenade à Orvieto ; de cette flânerie, la visite du dôme ; une rencontre : les fresques de la Cappella di San Brizio, les voûtains de Fra Angelico, le vertige théâtralisé de Luca Signorelli.

Une vision eschatologique. Une projection apocalyptique. Une furie, la construction d'un désordre, l'exacerbation du geste, d'une attitude ou d'une expression, la confusion de l'émotion, la violence dans la perte ou dans la découverte des sens, la stupeur dans la révélation du sentiment, la radicale tension des corps, des traits, le chaos faisant face à l'extrême contention d'un équilibre.

 

Stéphane Cecconi

 

Sans titre, septembre 1984
Sans titre, septembre 1984

technique mixte, gouache, crayon, encre sur papier vélin Arches, 76 x 56 cm.

Sans titre, avril 1982
Sans titre, avril 1982

technique mixte, brou de noix, encre sur papier Japon, 94.7 x 64 cm.

New York III, mars 1992
New York III, mars 1992

technique mixte, gouache, crayon, encre sur papier vélin Arches, 91 x 63 cm.

Sans titre, janvier 1995
Sans titre, janvier 1995

mine de plomb sur papier vélin Arches, 90 x 63 cm.

Une semaine I, 1982
Une semaine I, 1982

encre de chine sur papier Japon Obonai-shi, 94.5 x 64 cm.

Sans titre, décembre 1994
Sans titre, décembre 1994

technique mixte, encre bleue et noire sur papier vélin Arches, 91 x 63 cm.

Sans titre, 1997
Sans titre, 1997

technique mixte, néocolor, encre bleue et noire sur papier vélin Arches, 91 x 63 cm.

Sans titre, 1991
Sans titre, 1991

technique mixte, encre de Chine bleue et noire sur papier, 29.5 x 24 cm.

Sans titre, janvier 1991
Sans titre, janvier 1991

technique mixte, néocolor, encre sur papier vélin Arches, 91 x 63 cm.

Sans titre, mai 1998
Sans titre, mai 1998

technique mixte, brou de noix, néocolor, encre rose, bleue, noire sur papier Euroset, 100 x 70 cm.

La lumière d'un soleil bleuté, 1998
La lumière d'un soleil bleuté, 1998

technique mixte, néocolor, encre bleue et noire sur papier Euroset, 100 x 70 cm.

Sans titre, novembre 1997
Sans titre, novembre 1997

technique mixte, brou de noix, néocolor, encre rose, bleue, noire sur papier Euroset, 100 x 90 cm.

 

Dessiner, c'est ouvrir une fleur

 

Prise de possession du vide, le trait de crayon est par nature décision, naissance. Au moment même du geste qui pousse la main au contact avec la feuille surgit un monde qui déplie ses faces vers le dehors, se déploie, referme un espace. Un langage naît, une forme apparaît.

En cette origine soudaine le dessin est froissement, ouverture, croissance. Floraison.

Dessiner, c'est donc ouvrir une fleur, multiplier par le crayon l'épaisseur des secrets.      Et quand l'une d'entre elles se fixe en sa beauté l'artiste ne peut faire qu'elle ne se resserre du même coup dans le dessin.

En partie disparue; mais jamais tout à fait, non plus. Car tel est le paradoxe des fleurs - et l'on pourrait dire de même de presque tout le visible - qu'elles ne se laissent voir qu'en se dérobant.

 

Florian Rodari

Fleur, décembre 200
Fleur, décembre 200

néocolor sur papier Euroset, 90 x 63 cm.

Fleur, janvier 2001
Fleur, janvier 2001

crayon(s) couleur(s) sur papier Euroset 90 x 63 cm.

Fleur, juillet 1998
Fleur, juillet 1998

mine de plomb sur papier vélin Arches 90 x 63 cm.

Fleur, janvier 2001
Fleur, janvier 2001

crayon(s) couleur(s) sur papier Euroset 90 x 63 cm.

Fleur, février 2000
Fleur, février 2000

néocolor sur papier Euroset, 100 x 70 cm.

Fleur, janvier 2001
Fleur, janvier 2001

crayon(s) couleur(s) sur papier Euroset 90 x 63 cm.

Point Noir, 2009
Point Noir, 2009

Encre de chine sur papier 100 x 70 cm.

Point Noir, 2009
Point Noir, 2009

Encre de chine sur papier 100 x 70 cm.

Point Noir, 2009
Point Noir, 2009

Encre de chine sur papier 100 x 70 cm. coll. privée, Genève

Point Noir, 2009
Point Noir, 2009

Encre de chine sur papier 100 x 70 cm.

Point Noir, 2009
Point Noir, 2009

Encre de chine sur papier 100 x 70 cm.

Point Noir, 2009
Point Noir, 2009

Encre de chine sur papier 100 x 70 cm.

J'ai parcouru les crêtes à dessin.

Équilibre de pierre

fragile, précaire, incertain

où trait et courbe

font trace au chemin.

J.G.C.

Cassure, Cote 2000, Megève
Cassure, Cote 2000, Megève

janvier 2001 mine de plomb sur papier 23,5 x 31 cm.

Mont-Blanc, Vue de Megève
Mont-Blanc, Vue de Megève

février 2002 mine de plomb sur papier 35 x 50 cm.

Lac Léman. Le Grammont 2007
Lac Léman. Le Grammont 2007

Mine de plomb sur papier Euroset, 35 x 50 cm.

Mont Blanc, Vue de Megève
Mont Blanc, Vue de Megève

février 2002 mine de plomb sur papier 35 x 50 cm.

Casemasce, Ombrie, mai 2011
Casemasce, Ombrie, mai 2011

mine de plomb sur papier 23.5 x 29.7 cm.

Mont-Blanc, Megève, janvier 2000
Mont-Blanc, Megève, janvier 2000

mine de plomb sur papier, 16.5 x 23.5 cm.

Vue sur le Valais, 2007
Vue sur le Valais, 2007

Mine de plomb sur papier Euroset, 35 x 50 cm.

Montagne, Cote 2000, Megève
Montagne, Cote 2000, Megève

janvier 2001, mine de plomb sur papier, 23.5 x 31 cm.

Montagne, Cote 2000, cassure
Montagne, Cote 2000, cassure

nov. 2000 mine de plomb sur papier Euroset 100 x 70 cm.

Montagne, Cote 2000, cassure
Montagne, Cote 2000, cassure

février 2000, dessin, mine de plomb sur vélin Arches, 90 x 63 cm.

Montagne, Cote 2000, cassure
Montagne, Cote 2000, cassure

novembre 2000 mine de plomb sur papier Euroset 100 x 70 cm.

Montagne, Cote 2000, cassure
Montagne, Cote 2000, cassure

novembre 2000 mine de plomb sur papier Euroset 90 x 63 cm.

Au fil des poses, le modèle est traduit par un crayon rapide et volontaire. Le trait appuyé définit la forme dans l’espace, mais au-delà du contour, marque aussi bien ce qui pourrait être lu comme une trace, une onde, la réminiscence du frottement de l'air provoqué par le mouvement du muscle.

Puis le crayon revient, à la fois plus léger, plus serré, plus nerveux souvent, aux franges de la forme qu'il pénètre et traverse comme une vibration. C’est ce que l'on observe, du moins, dans les deux nus féminins.

Faut-il l’entendre comme une parure, comme le besoin de prolonger l’évidence brutale d’un corps résumé à ses lignes de force par une manière d’aura, d’épanchement Indistinct mais cependant perceptible qui serait le signe d’une différence des sexes, de cette altérité que ceux-ci ressentent l’un envers l’autre ? Aux nus féminins, les positions assises, refermées. Pudeur, repli, attente, le corps ne s’offre que partiellement.

Atavisme, ou tradition, - et c’est sans doute la même chose - qui impose d’inscrire la femme dans le cercle ou l’ellipse, dans ce qui rejoint son point de départ, l’œuf dans l’utérus.

 

Claude Ritschard

 

Femme, 1998
Femme, 1998

mine de plomb sur papier vélin Arches, 91 x 63 cm.

Homme, 1998
Homme, 1998

mine de plomb sur papier vélin Arches, 91 x 63 cm, Fonds municipal d'art contemporain, Genève

Les Epineux, 2009
Les Epineux, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Les Epineux, 2009
Les Epineux, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Les Epineux, 2009
Les Epineux, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Les Epineux 8, 2009
Les Epineux 8, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Les Epineux 6, 2009
Les Epineux 6, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Martha 5, 2009
Martha 5, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Hymne 3, 2009
Hymne 3, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Série D, 2009
Série D, 2009

Mine de plomb sur papier 100 x 70 cm.

Série D 1, 2009
Série D 1, 2009

Mine de plomb sur papier, 100 x 70 cm.

Série D, 2009
Série D, 2009

Mine de plomb sur papier, 100 x 70 cm.

Dessiner c'est comprendre